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La valeur de l’adhésion à la FAM passe par les contrats

par Alan Willaert, vice-président de la FAM pour le Canada

Rencontrer nos membres est toujours un exercice intéressant et une bonne façon de rester au fait des réalités de la scène musicale, les bonnes comme les moins bonnes.

Parmi ce qui me déçoit le plus, il y a ces conversations avec des musiciens reconnus qui sont membres depuis plusieurs années et qui pourtant se demandent s’ils doivent le rester parce que, disent-t-ils, « ils n’en retirent rien ».

On peut le comprendre jusqu’à un certain point. Un musicien occupé a peu de temps pour examiner la question dans son ensemble. Il est occupé à faire fonctionner ce qui est essentiellement une petite entreprise avec tout ce que ça comporte, dans une industrie en constante évolution. Il a des chansons à écrire, des enregistrements à effectuer, des engagements à contracter, un site Web à maintenir, des médias sociaux à nourrir et des détails de tournée à finaliser. Et presque tout cela incombe à l’artiste dans un monde où le fait d’être « indépendant » est perçu comme un honneur. En plus de tout cela, il a généralement une famille à faire vivre.

On peut donc comprendre que ces musiciens soient peu conscients des campagnes majeures que la FAM entreprend pour améliorer la vie des musiciens. Lorsque nous remportons des victoires en matière de réforme du droit d’auteur, de lois sur le statut de l’artiste ou de négociations de nouvelles ententes, nous ne faisons pas la une des journaux. Le personnel et les dirigeants font tranquillement leur travail sans grand récompense ou reconnaissance. C’est donc sans surprise que, lorsqu’on évoque ces questions, la réaction se limite généralement à un regard interrogateur.

Ce qui m’étonne tout de même, c’est de découvrir que ces membres ne connaissent pas tous les bénéfices auxquels ils auraient droit depuis des années déjà, tels que les paiements pour les utilisations nouvelles de leurs enregistrements et des relevés de caisse de retraite où figurent les contributions de leurs employeurs. Après un nombre considérable de disques et un succès substantiel à l’échelle nationale, comment cela se peut-il? En un mot : contrats.

Apparemment, s’assurer que des contrats ont bel et bien été déposés est chose du passé et tout sauf une priorité pour les artistes d’aujourd’hui. Bien sûr, grâce à la Loi sur le droit d’auteur, les musiciens et auteurs-compositeurs profitent d’un flux de rentrées, et c’est peut-être ce qui retient leur attention.

Il n’en reste pas moins que les artistes perdent des milliers de dollars en ne s’occupant pas de cet aspect de leur métier. Ce n’est pas la première fois que je le déplore, mais je répète encore une fois que pour profiter de l’adhésion à la FAM, il faut respecter le principe fondamental voulant qu’à chaque bénéfice corresponde une obligation. Votre rôle ne se limite pas au versement de vos cotisations. La FAM ne peut pas vous aider ou vous envoyer des sommes d’argent s’il n’existe aucune preuve de vos activités.

Vérifiez toujours votre relevé de caisse de retraite. Assurez-vous qu’il ne manque aucune contribution se rapportant à vos enregistrements et que toutes les dates de votre dernière tournée y figurent. Lorsque vous acceptez un engagement par l’entremise d’un agent, veillez à ce qu’il utilise un contrat de la FAM et non un rapport générique, et qu’il le dépose en bonne et due forme auprès de la section locale où l’engagement aura lieu, de même qu’à la caisse de retraite si une telle contribution a été négociée. Soyez aussi proactif en matière de contrats que pour toutes vos autres responsabilités.

Ne faites pas comme ces artistes qui mettent en question la valeur de la FAM parce qu’après des années de travail et de succès, ils se retrouvent les mains vides. Remplissez et déposez vos contrats et formulaires de rapports, et vous les aurez, vos bénéfices!