{"id":3896,"date":"2019-02-01T15:28:32","date_gmt":"2019-02-01T15:28:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.afm.org\/?p=3896"},"modified":"2019-02-01T15:28:32","modified_gmt":"2019-02-01T15:28:32","slug":"la-diffusion-en-continu-fait-fondre-les-profits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.afm.org\/fr\/2019\/02\/la-diffusion-en-continu-fait-fondre-les-profits\/","title":{"rendered":"La diffusion en continu fait fondre les profits"},"content":{"rendered":"<p><em>par Alan Willaert, vice-pr\u00e9sident de la FAM pour le Canada<\/em><\/p>\n<p>Dans le num\u00e9ro de septembre\u00a02013 d\u2019<em>International Musician<\/em>, j\u2019ai trait\u00e9 du nombre de diffusions n\u00e9cessaires pour toucher le salaire minimum aux \u00c9tats-Unis. Les chiffres pr\u00e9sent\u00e9s reposaient sur le salaire minimum f\u00e9d\u00e9ral, soit 7,25\u00a0$ de l\u2019heure ou 1\u00a0160\u00a0$ par mois pour une semaine de travail de 40\u00a0heures.<\/p>\n<p>Le tableau 1 ci-contre illustre l\u2019important \u00e9cart entre les revenus tir\u00e9s de la diffusion en continu et ceux provenant de la ventes d\u2019albums et m\u00eame de t\u00e9l\u00e9chargements.<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9 le mois dernier, les ventes d\u2019albums sont en chute libre, et les services de diffusion en continu constituent d\u00e9sormais la plateforme de choix. Des donn\u00e9es publi\u00e9es r\u00e9cemment sur le site digitalmusicnews.com brossent un tableau diff\u00e9rent des revenus que les artistes peuvent esp\u00e9rer toucher de divers services de diffusion en continu.<\/p>\n<p>Napster se classe au premier rang en ce qui a trait au montant vers\u00e9 \u00e0 l\u2019artiste par \u00e9coute, soit 0,019\u00a0$, tandis que le service Tidal de Jay\u00a0Z arrive deuxi\u00e8me avec des redevances de 0,0125\u00a0$. Apple Music suit au troisi\u00e8me rang avec 0,00735\u00a0$ par \u00e9coute. Au quatri\u00e8me rang figure Google Play Music (0,00676\u00a0$).<\/p>\n<p>Suit Deezer qui, malgr\u00e9 sa faible pr\u00e9sence aux \u00c9tats-Unis, verse tout de m\u00eame 0,0064\u00a0$ par \u00e9coute. Spotify a apport\u00e9 des am\u00e9liorations qui lui permettent d\u2019arriver sixi\u00e8me (0,00473\u00a0$), devant Amazon (0,00402\u00a0$). Pandora, qui vit actuellement des difficult\u00e9s, occupe le huiti\u00e8me rang (0,00133\u00a0$). Malgr\u00e9 certains progr\u00e8s, YouTube, qui est depuis toujours la pire plateforme en ce qui a trait aux redevances, fait mauvaise figure au neuvi\u00e8me rang avec 0,00069\u00a0$ par \u00e9coute.<\/p>\n<p>Notre classement mis \u00e0 jour repose sur le salaire minimum moyen dans l\u2019ensemble des \u00c9tats am\u00e9ricains, soit 9,20\u00a0$ de l\u2019heure ou 1\u00a0472\u00a0$ par mois pour une semaine de travail de 40\u00a0heures.<\/p>\n<p>Le tableau 2 ci-contre pr\u00e9sente le nombre d\u2019\u00e9coutes n\u00e9cessaires pour toucher ce revenu minimum.<\/p>\n<p>Comme le montrent les donn\u00e9es ci-dessus, un artiste peut difficilement s\u2019enrichir gr\u00e2ce aux services de diffusion en continu, \u00e0 moins de faire partie d\u2019une \u00e9lite. Cela dit, les services de diffusion ne d\u00e9crochent pas non plus la part du lion et affichent tous des pertes consid\u00e9rables ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e. Quand Spotify est devenue une soci\u00e9t\u00e9 cot\u00e9e en bourse, les investisseurs ont \u00e9t\u00e9 pris d\u2019enthousiasme pour ce service comptant 191\u00a0millions d\u2019utilisateurs actifs. Ils ont d\u00e9chant\u00e9 apr\u00e8s l\u2019analyse des chiffres, outr\u00e9s de constater la minceur des marges que Spotify parvenait \u00e0 d\u00e9gager.<\/p>\n<p>O\u00f9 s\u2019en va donc l\u2019argent? Pour l\u2019instant, tout pointe vers les maisons de disque. Elles ont la mainmise sur les catalogues, essentiels pour la diffusion. Elles ont \u00e9galement conclu des contrats avec les artistes qui limitent les montants qu\u2019elles doivent leur verser. Cette r\u00e9alit\u00e9, et la refonte du syst\u00e8me de redevances obligatoires, signifient que les trois grandes maisons de disque devraient continuer d\u2019engranger des profits records pendant encore quelque temps.<\/p>\n<p>Selon des analystes financiers, dont ceux du magazine Fortune, les services de diffusion en continu ne g\u00e9n\u00e9reront jamais les profits annonc\u00e9s, entre autres parce que le pourcentage r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par les maisons de disque gonflera \u00e0 mesure que la demande augmentera. Pour les g\u00e9ants de l\u2019informatique qui poss\u00e8dent certains de ces services, les pertes de revenus ont peu d\u2019importance, car la diffusion en continu attire des clients qui consomment leurs autres produits et services. Pour des services comme Spotify, la situation est diff\u00e9rente. Malgr\u00e9 leur taille (Spotify compte au moins deux fois plus d\u2019utilisateurs que ses concurrents), ils parviendront difficilement \u00e0 maintenir la t\u00eate hors de l\u2019eau, \u00e0 moins de conclure des alliances encore plus \u00e9troites avec les maisons de disque.<\/p>\n<p>Vous aurez sans doute compris qu\u2019il n\u2019est pas tr\u00e8s judicieux de miser sur les servies de diffusion en continu pour toucher un revenu d\u00e9cent. Comme je l\u2019ai dit \u00e0 maintes reprises, vous prot\u00e9gerez mieux vos int\u00e9r\u00eats en vous assurant que tous vos enregistrements sont r\u00e9gis par des ententes contractuelles de la FAM et en les soumettant aux organismes de perception appropri\u00e9s. Communiquez avec votre section locale pour conna\u00eetre la marche \u00e0 suivre et la fa\u00e7on de tirer parti de toutes les sources de revenus.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Alan Willaert, vice-pr\u00e9sident de la FAM pour le Canada Dans le num\u00e9ro de septembre\u00a02013 d\u2019International Musician, j\u2019ai trait\u00e9 du nombre de diffusions n\u00e9cessaires pour toucher le salaire minimum aux \u00c9tats-Unis. Les chiffres pr\u00e9sent\u00e9s reposaient sur le salaire minimum f\u00e9d\u00e9ral, soit 7,25\u00a0$ de l\u2019heure ou 1\u00a0160\u00a0$ par mois pour une semaine de travail de 40\u00a0heures. 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