{"id":3780,"date":"2019-01-01T20:16:38","date_gmt":"2019-01-01T20:16:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.afm.org\/?p=3780"},"modified":"2019-01-02T20:17:31","modified_gmt":"2019-01-02T20:17:31","slug":"maximiser-les-revenus-lies-aux-enregistrements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.afm.org\/fr\/2019\/01\/maximiser-les-revenus-lies-aux-enregistrements\/","title":{"rendered":"Maximiser les revenus li\u00e9s aux enregistrements"},"content":{"rendered":"<p><em>par Alan Willaert, vice-pr\u00e9sident de la FAM pour le Canada<\/em><\/p>\n<p>J\u2019ai le plaisir de vous annoncer que l\u2019Entente g\u00e9n\u00e9rale pour les messages publicitaires (Canada) a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9e. Bien qu\u2019il y ait eu des d\u00e9lais dans le travail d\u2019\u00e9dition, je m\u2019attends \u00e0 ce que son impression et distribution s\u2019effectuent sous peu. J\u2019aimerais remercier le directeur ex\u00e9cutif de la section locale 149 (Toronto, Ont.), Michael Murray, et les membres de la section 149 Chris Tait, Jane Heath et Nicola Treadgold, de m\u00eame que Susan Whitfield, directrice de l\u2019administration, et Dan Calabrese, superviseur des m\u00e9dias \u00e9lectroniques au Bureau canadien, de leur assiduit\u00e9, de leur patience et de leur pr\u00e9voyance. Sans la participation de toutes ces personnes, nous n\u2019aurions pas obtenu un r\u00e9sultat aussi excellent.<\/p>\n<p>Un rapport r\u00e9cent au Royaume-Uni (RU) indique que l\u2019industrie de la musique perd 2,65 milliards de dollars par ann\u00e9e en raison de l\u2019utilisation inappropri\u00e9e des licences dans les petits commerces. Globalement, ce montant est certainement beaucoup plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019analyse, r\u00e9alis\u00e9e par Nielsen Music et publi\u00e9e par l\u2019entremise du service de licences Soundtrack Your Brand, a permis de constater que les petits commerces tels que les boutiques, les restaurants ou les lieux publics ne d\u00e9tiennent la licence appropri\u00e9e pour leurs activit\u00e9s que dans 17 % des cas. Les autres 83 % ne s\u2019occupent pas d\u2019obtenir une licence \u00ab d\u2019ex\u00e9cution publique \u00bb, croyant erron\u00e9ment qu\u2019ils peuvent utiliser leurs comptes personnels de services tels que Spotify ou Apple Music pour diffuser de la musique de fond dans un contexte commercial.<\/p>\n<p>Les interviews ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es aupr\u00e8s d\u2019environ 5000 commerces au RU, en Su\u00e8de, en Espagne, en Italie, France et Allemagne. Selon les r\u00e9sultats, on \u00e9value que 21,3 millions des 29,4 millions de commerces dans le monde utilisent les services musicaux r\u00e9serv\u00e9s aux consommateurs, autrement dit les particuliers. En moyenne, 8,33 dollars sont perdus chaque mois pour chaque commerce qui n\u2019obtient pas une licence appropri\u00e9e. De plus, s\u2019ils utilisent une version gratuite du service de diffusion en continu, les musiciens, compositeurs et auteurs-compositeurs perdent tous plus de 100 millions de dollars par mois.<\/p>\n<p>Le rapport indique que la plupart des gens savent pertinemment qu\u2019ils ne peuvent utiliser leur compte Netflix pour ouvrir un cin\u00e9ma. Pourtant, les \u0153uvres musicales sont consult\u00e9es et partag\u00e9es sans aucune h\u00e9sitation, bien qu\u2019elles soient soumises aux m\u00eames restrictions li\u00e9es au droit d\u2019auteur que les \u0153uvres t\u00e9l\u00e9visuelles et cin\u00e9matographiques. Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un comportement h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019\u00e8re Napster ou d\u2019un sentiment g\u00e9n\u00e9ral de droit acquis, il appara\u00eet \u00e9vident que l\u2019industrie musicale n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 communiquer efficacement son message. Par ailleurs, les lois relatives au droit d\u2019auteur sont largement ignor\u00e9es et rarement appliqu\u00e9es lorsqu\u2019il est question de musique.<\/p>\n<p>Comme si cela ne suffisait pas \u00e0 amputer gravement les revenus potentiels des musiciens, les services de diffusion en continu sont fortement critiqu\u00e9s en raison de leur m\u00e9thode de r\u00e9partition des revenus, jug\u00e9e peu \u00e9quitable. Nous avons tous entendu des vedettes de la chanson se plaindre d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9es 10\u00a0$ pour 10\u00a0000\u00a0\u00e9coutes. La situation est pire dans le cas des musiciens moins connus ou des chansons qui ne figurent plus au palmar\u00e8s.<\/p>\n<p>Selon le magazine <em>Rolling Stone<\/em>, le nombre mensuel d\u2019utilisateurs actifs atteint 191 millions pour Spotify seulement. De ce nombre, 87 millions sont abonn\u00e9s au service, ce qui repr\u00e9sente une hausse de 1\u00a0300% par rapport \u00e0 2013. Malgr\u00e9 cela, les musiciens doivent encore se contenter de miettes, alors que les services de diffusion empochent des milliards de dollars. Cela dit, le d\u00e9bat ne porte plus tellement sur le <em>montant<\/em> vers\u00e9 aux musiciens, mais plut\u00f4t sur la <em>m\u00e9thode de calcul<\/em>.<\/p>\n<p>Spotify et les autres services de diffusion en continu versent des dividendes aux d\u00e9tenteurs de droit d\u2019auteur selon un mod\u00e8le simple de calcul au pro rata. En d\u2019autres mots, ils prennent le total des revenus \u00e0 r\u00e9partir et le divisent selon la popularit\u00e9 des pi\u00e8ces. Prenons l\u2019exemple de Drake, un artiste canadien tr\u00e8s \u00e9cout\u00e9 sur les diff\u00e9rentes plateformes. Si, pendant un mois donn\u00e9, ses chansons repr\u00e9sentent deux\u00a0pour cent de toutes les \u00e9coutes, il recevra deux\u00a0pour cent des revenus \u00e0 r\u00e9partir. Est-ce \u00e9quitable? Pas tout \u00e0 fait.<\/p>\n<p>Autre exemple\u00a0: si un abonn\u00e9 qui paie 9,99\u00a0$ par mois \u00e9coute uniquement un autre artiste canadien, comme The Weeknd, le montant \u00e0 r\u00e9partir (environ 6,99\u00a0$) serait vers\u00e9 dans la cagnotte, dont deux\u00a0pour cent iraient \u00e0 Drake. Si la m\u00e9thode de calcul au pro rata \u00e9tait remplac\u00e9e par un mod\u00e8le fond\u00e9 sur l\u2019utilisateur, The Weeknd recevrait l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des 6,99\u00a0$. L\u2019abonn\u00e9 saurait \u00e9galement qu\u2019il appuie l\u2019artiste de son choix au lieu de garnir les poches des m\u00e9gavedettes.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de cas r\u00e9el r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de statistiques fournies par Spotify a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 0,4\u00a0% des artistes re\u00e7oivent 9,9\u00a0% des revenus. Selon un mod\u00e8le fond\u00e9 sur l\u2019utilisateur, ces m\u00eames artistes recevraient 5,6\u00a0% des revenus. La diff\u00e9rence, soit 4,3\u00a0%, serait vers\u00e9e aux 99,6\u00a0% restant. En termes simples, ce syst\u00e8me favoriserait les artistes qui cumulent un moins grand nombre de diffusions et est jug\u00e9 plus \u00e9quitable.<\/p>\n<p>Bien que certains aient tent\u00e9 de d\u00e9montrer que la diff\u00e9rence entre les deux m\u00e9thodes de calcul n\u2019est pas aussi flagrante, le fait est que le mod\u00e8le actuel ne fonctionne pas. C\u2019est une des raisons pour lesquelles nos musiciens doivent faire des tourn\u00e9es et vendre de la marchandise pour joindre les deux bouts\u00a0: les ventes d\u2019enregistrements (c\u2019est-\u00e0-dire la diffusion en continu) ne leur rapportent pas assez.<\/p>\n<p>Comme je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, l\u2019industrie musicale n\u2019a rien de simple. Pour survivre, les musiciens doivent tirer parti de toutes les sources de revenus possibles. Ne misez pas uniquement sur vos redevances de compositeur, vos revenus de publication ou vos droits connexes. Les paiements auxquels vous avez droit au titre de la <em>Loi sur le droit d\u2019auteur<\/em> ne sont qu\u2019une partie du casse-t\u00eate. En soumettant vos enregistrements \u00e0 des ententes contractuelles, vous profitez des avantages que l\u2019AFM a n\u00e9goci\u00e9s en vertu du <em>droit contractuel<\/em>. Les prestations de retraite, le fond des paiements sp\u00e9ciaux et, surtout, les revenus d\u00e9coulant d\u2019une nouvelle utilisation viennent gonfler consid\u00e9rablement le montant total. Informez-vous aupr\u00e8s de votre section locale pour savoir comment participer et toucher des revenus. C\u2019est la bonne chose \u00e0 faire.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Alan Willaert, vice-pr\u00e9sident de la FAM pour le Canada J\u2019ai le plaisir de vous annoncer que l\u2019Entente g\u00e9n\u00e9rale pour les messages publicitaires (Canada) a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9e. Bien qu\u2019il y ait eu des d\u00e9lais dans le travail d\u2019\u00e9dition, je m\u2019attends \u00e0 ce que son impression et distribution s\u2019effectuent sous peu. 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